Plus près du pôle…
15 jours que je n’ai pas couru exactement, et encore , la dernière fois j’étais déjà dans ma bronchite alors que l’échéance du marathon approche… c’est en gros à ce que j’ai pensé en faisant les valises. Je n’ai donc pas pu m’empêcher d’y glisser la parie de baskets, le Forerunner (ça peut toujours servir de GPS piéton) et de toute ma tenue grand froid. Je pars une semaine en formation et si ma bronchite s’arrange ou/et si la formation me lessive je pourrais toujours décompresser en courant.
J’ai donc atterrit dimanche soir à Oslo et me suis empressé de trouver un endroit sympa dans le centre pour manger. Quelle idée ! La ville est aussi belle que vide, et victime de la mondialisation je n’ai rien trouvé de mieux que de manger chez Burger King car quitte à manger n’importe quoi autant que ce soit dans une enseigne qu’on ne trouve pas chez nous. C’est Nicolas Héron d’ailleurs qui m’a bourré le mou sur Burger King, me voilà donc dégustant. Certes, la viande est bonne et les sauces plus au goût fumé. Ca change du sucré chez Mc DO. Anyway, pas pu finir, mais comme j’avais pas mangé à midi (sur le vol la bouffe de merde était payante sur un aller retour à 500€) me voilà au moins rassasié.
Rentré à 20h, ça me pesait trop dans le ventre. Allez hop, baskets et on voit ce qu’on a dans le ventre.
Me voilà donc à courir ici le soir et monter une longue côte en faisant attention aux sensations de froid et à la “glisse” au bout des semelles car ici tous les trottoirs sont couverts de neige.
Certes, j’ai peu couru - et tout en dénivelé - mais j’ai découvert un côté sympa de la ville: celui des maisons aux grandes fenêtres sans rideau et aux intérieurs très soignés des Norvégiens. Ils sembles moins enclins à sortir certes mais qu’est ce qu’ils soignent leurs maisons ! Un culte du beau, confirmé par le fait qu’il y a ici autant de boutiques de déco que de boutiques de fringues. Voilà enfin que ce pays me plaît. Marie du ELLE Déco m’avait déjà parlé à la cafette de ce culte à la beauté des scandinaves… je le réalise. Même mon hôtel modeste - un best western à 100€ la nuit ce qui est peu ici - a des salons très jolis et en plus, comble du hasard, il est à quelques 30-taines de mètres du…. lycée français. Ca fait bizarre le matin en sortant de l’hôtel en entendant ça et là “tu n’oublies pas de montrer le mot à la maîtresse !”
La raison du voyage ? une formation intense chez un éditeur de softs EZ Publish. Pour la semaine. Les horaires ne sont pas mortels (9h à 16) mais les pauses très courtes (le temps de chercher un café) et le déj vite expédié à la cafette qui est à ….12 mètres (j’ai conté les pas) et 30 à 40 minutes. Traînent pas à table eux. On est en périphérie de la ville et les locaux sentent la start-up au 2ème lever de fond: design soigné pas pas de luxe démesuré. Au 6ème étage en haut de la vile, on voit à 180° cette lumière scandinave vraiment particulière. Ce pays est décidément très beau.
On est mardi et la deuxième journée de formation s’achève. Je réitère mon footing…. cette fois ci je vise la mer. Il fait nuit et je dois faire extrêmement attention à où je pose mes pieds. La neige tassé n’est pas glissante et toujours plus propre que la gadoue parisienne après la pluie, mais on sent une déperdition au niveau de la foulée… la sensation n’est pas éloignée de celle de courir sur le sable, la concentration en plus. Néanmoins longer les quais entre une mer en partie gelée et le long d’un fort digne d’une scène de CALL OF DUTY faut son pesant et il n’y a que le croisement des péripatéticiennes droguées et de leurs clients qui me font quitter l’endroit. Dommage. Il est joliment éclairé en plus. J’essayerais d’y revenir en allongeant le trajet un peu.
Motionbased (qui est devenu payant, chiotte !) m’indique -7°C alors que je cours sans bonnet. Je ne souffre de rien d’autre que de cette concentration sur faut-pas-que-je-m’étale-sur-une-plaque-de-verglas. Je croise ça et la des coureurs aux gilets fluos et au pas sûr… on sent bien que la pratique du ski de fond est bien ancrée ici

Après ces 2 petits bref footings, ma toux continue à se dissiper, sans encore disparaître. Je suis bon pour reprendre l’intensif à mon retour. En attendant je continue ses escapades touristiques légères mais intenses.


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